Bien voyager : 15 astuces pour un voyage plus responsable

On a souvent tendance à assimiler le voyage responsable au volontariat dans des projets écologiques ou sociaux. Si, effectivement cela en fait partie, il ne s’agit pas que de ça ! En réalité tout le monde peut être un voyageur responsable à son échelle, peu importe le type de voyage, que tu sois baroudeur en sac-à-dos, avec le confort minimum ou en all-inclusive grand luxe, que tu partes une semaine, un mois ou un an, cet état d’esprit touche tout le monde. Le voyage responsable n’est donc pas à proprement parlé un mode de voyage mais plutôt une façon de penser le voyage qui oriente notre attitude en tant que voyageur. Le tourisme responsable est basé sur l’échange et le respect.

Une carte du monde avec des épingles

1. Se rappeler que nous sommes un invité

Un paillasson avec écrit bienvenue posé sur le pas d'une maison en pierre blanche. Respecter le pays d'accueil

Voyager c’est aussi respecter le pays d’accueil et de ses habitants. À nous de le prouver par nos actions. En essayant de comprendre et de respecter la culture qui nous entoure, l’expérience n’en sera que plus grande. Par exemple acheter et porter un vêtement local (p. ex. un foulard ou une tenue de style local) peut aider à s’intégrer. Cela pourrait même lancer quelques conversations.


2. Encourager la curiosité d’apprendre

Un enfant curieux jouant avec des jumelles et rencontré lors d'un voyage

N’ayons pas peur de montrer notre curiosité lorsqu’on voyage. Non seulement le fait de poser des questions nous permet d’en apprendre davantage sur l’endroit que l’on visite, mais cela offre aussi une porte d’entrée pour l’échange et l’engagement avec la population locale.


3. Un langage corporel ouvert

Un portrait d'une petite fille souriante portant un manteau rose traditionnel lors d'un voyage en Mongolie

Un sourire, un bonjour, une politesse, ces gestes simples qui font toute la différence. Un langage universel qui ne pourra vous apporter que de bonnes ondes. 


4. Apprendre quelques mots de la langue locale

Une décoration murale sur mur en brique avec écrit en langue locale Holà

Même si on se considère comme une cause perdue en langue étrangère, c’est le moment d’essayer de retenir au moins 4-5 mots clés dans la langue locale. Challenge accepted ? Les trois grands : bonjour, s’il vous plaît et merci, offrent déjà un bon départ ! Et au pire, même si votre prononciation n’est pas parfaite, vous aurez droit à un franc sourire !


5. Se renseigner sur les besoins du pays

Des enfants assis sur les bancs de l'école rencontrés lors d'un voyage en Afrique. Se renseigner sur les besoins du pays

Il est fort probable, lors de voyages dans les pays pauvres, d’être confronté à la question de savoir ce que l’on peut faire face à une communauté dans le besoin. Mais certaines actions que nous, les voyageurs, pensons « bonnes  » peuvent parfois avoir des conséquences négatives involontaires pour ces personnes. C’est pourquoi il est judicieux de se renseigner avant notre voyage sur les actions responsables qui sont à notre portée.


6. Demander la permission avant de prendre des photos de la population locale

Un portrait coloré d'un enfant vêtu d'habits de fêtes. Il porte du vert du rose du jaune et du rouge. Permission donnée pour la photo

Cela peut sembler évident, mais trop souvent on croise des voyageurs qui plantent leur appareil photo devant le visage sans jamais engager ou demander la permission. Cela peut créer encore plus de barrières entre les voyageurs et les populations locales. Demandons d’abord la permission, avec un sourire ou un geste si la langue est un obstacle. Cela peut prendre un peu plus de temps certes, mais votre photographie n’en sera que plus belle !


7. Manger local

Un repas local mangé avec les mains. Il mange autour d'une grande table du riz, du poisson grillé et des légumes sur une feuille de bananier.

Lorsqu’on voyage, il est important d’essayer de favoriser économiquement la population locale. Cela ne veut pas dire que l’on doit éviter les entreprises étrangères, mais d’au moins essayer de déterminer si ces établissements embauchent des gens de la région et s’ils investissent dans la collectivité locale.


8. Ne pas dépenser tout son argent au même endroit

Une carte du monde murale avec des billets de plusieurs pays, dollars, euros épinglés sur la carte. Dépenser son argent

Cela peut paraître bête, mais fréquenter différents restaurants et boutiques pour répandre les avantages économiques de notre visite dans la communauté peut être utile pour la population locale. Et puis ça tombe bien, puisqu’on est plutôt de nature curieuse !


9. Essayer d’acheter directement aux locaux

Un peintre qui vend ses peintures locales dans la rue sur la façade jaune de la maison avec une porte verte. Acheter aux locaux

Surtout quand il s’agit de souvenirs et d’artisanat. Rechercher des marchés artisanaux où l’on peut acheter directement à l’artisan ou des boutiques coopératives qui sont transparentes sur le pourcentage des ventes qui vont à l’artiste.


10. Respecter les animaux

Une chouette regardant l'objectif avec un air curieux et croisé lors d'un voyage. Respect des animaux

Cela peut paraître logique mais, croyez-moi, en voyage, on voit de tout. Si on nous demande de garder nos distances avec les animaux, ou de ne pas les toucher, tenons en compte, c’est qu’il y a une raison. Une attention non désirée peut causer du stress et de l’anxiété qui peuvent parfois être source de changements de comportements. Voyager avec un guide local dans les endroits plus fragiles permet de mieux connaître l’environnement et donc de le respecter. Inutile de préciser que les activités comme l’équitation à dos d’éléphant, les séances photos avec des tigres, la baignade avec les dauphins en piscine et autres rencontres avec la faune sauvage où les animaux sont gardés en captivité uniquement pour l’attraction touristique ne font pas partie de la charte du voyageur responsable !


11. Choisir des visites et des activités axées sur la conservation

Un lémurien traversant un petit pont en bois et croisé lors d'un voyage à Madagascar. Visites et activités axées sur la conservation

Il peut sembler étrange de penser que le tourisme et les excursions peuvent réellement aider à conserver et à préserver la faune et la flore. Mais à certains endroits c’est réellement le cas. Par exemple à Madagascar, il est possible de visiter des parcs communautaires créés par des villages locaux. Les habitants ont planté des forêts entières pour ramener les lémuriens et d’autres animaux sauvages. Au parc communautaire d’Anja, la population de lémuriens est passée de 20 à 400 en moins de vingt ans. Pas mal non ? Tu peux d’ailleurs trouver un guide local pour ce genre de visite ici


12. Favoriser les hôtels et établissements respectueux de l’environnement

Une maison en pierre au milieu de la nature aperçue lors d'un voyage. Respect de l'environnement

Envisager de donner la préférence aux entreprises qui recyclent, qui  s’approvisionnent en produits locaux et s’engagent dans un développement respectueux de l’environnement. Pensons aussi à la façon dont l’établissement traite leurs employés locaux. Faire quelques recherches pour s’assurer que l’établissement respecte l’environnement est à la portée de tout le monde (ex., recherchez des certifications touristiques durables dignes de confiance).


13. Ne pas prendre pas ce que nous ne pouvons pas ! 

Une fleur blanche exotique rencontrée lors d'un voyage en Asie. Ne pas cueillir des fleurs dans la nature

Visiter des endroits pour apprécier leurs ressources naturelles et leur culture ok ! Mais faire attention à ce que l’on emporte chez nous est important. Certains gouvernements ont des règlements stricts sur les artefacts culturels et les fragments de nature que les visiteurs peuvent collectionner ou acheter et emporter à l’extérieur du pays. Respectons ces règles.


14. Utiliser les transports en commun

Un bus local pour le transport en commun emprunté lors d'un voyage Amérique du Sud

Le transport public n’est pas seulement un moyen de se déplacer, c’est une expérience en soi. Même si dans une ville ou on ne parle pas la langue ça peut sembler carrément effrayants certes. Mais faire un essai ne nous coûtera pas grand-chose. Non seulement le transport en commun est un moyen de transport respectueux de l’environnement, mais il permet aussi d’interagir avec la population locale, de la rencontrer et d’observer la « vraie vie » loin des sites touristiques et des magasins.


15. Marcher ou louer un vélo

Voyage en vélo dans la nature. Marcher ou louer un vélo pendant les vacances

Alors ok, ça n’est pas toujours possible, mais quel beau moyen de découvrir une ville que d’y arpenter les rues. Non seulement la marche à pied et la bicyclette sont respectueuses de l’environnement, mais ces modes de transport offrent également une relation plus intime avec les gens et les lieux qui nous entourent. Laisser un peu de place à l’imprévu permet souvent de belles surprises. 


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